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La légende de la llorona

 
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Marion



Inscrit le: 05 Nov 2006
Messages: 2

MessagePosté le: Dim Nov 05, 2006 9:52 am    Sujet du message: La légende de la llorona Répondre en citant

Bonjour !

Je suis nouvelle dans ce forum. Très content !

Je réalise des recherches sur la légende de la Llorona et en lisant votre version j'ai remarqué une contadiction avec les faits historiques. J'aimerai consulter vos sources.

Selon vous, les prêtres ont ainsi traduit le manuscrit sacré à l'empeureur Moctezuma II : "la Déesse Cihuacoatl apparaîtra, [...] pour [...] annoncer [...] que des hommes étrangers viendront de l'Orient et domineront ton peuple et toi-même" NonNonNon...

Selon l'histoire, quand on lui annonça l'arrivée d'étrangers à la peau blanche, venus de la mer, Moctezuma II ne put s'empêcher de penser aux anciens Codex qui prédisaient le retour de Quetzalcoátl. Selon la légende il devait revenir un jour par l'Est sous les traits d'un homme "blanc" pour mettre fin aux sacrifices. Le capitaine espagnol, Hernán Cortés profita de cette tragique méprise pour commencer à conquérir cette cité du nouveau monde. Se rappelant des mystérieux oracles Moctezuma II lui fit allégeance, s'imaginant être devant le dieu Quetzalcoátl.

Voili voilou

Sinon, très joli site Voili, voilà !

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Marion
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Messages: 388
Localisation: Paris, France

MessagePosté le: Jeu Nov 09, 2006 11:44 am    Sujet du message: Re: La légende de la llorona Répondre en citant

Marion a écrit:
Bonjour !

Je suis nouvelle dans ce forum. Très content !


Bienvenue à toi !

Marion a écrit:

Je réalise des recherches sur la légende de la Llorona et en lisant votre version j'ai remarqué une contadiction avec les faits historiques. J'aimerai consulter vos sources.


Mes source remontent à 1999, un texte en espagnol en particulier. La version présente sur le site est une traduction directe de ce texte, sur lequel je n'arrive malheureusement plus actuellement à remettre la main...
Pour autant que je me souvienne, il s'agissait d'une transcription littérale de la légende, qui comme toutes les légendes, a pu connaître diverses interprétations, reécritures ; certains points ou passages peuvent donc sensiblement différer selon les version...

Marion a écrit:

Selon vous, les prêtres ont ainsi traduit le manuscrit sacré à l'empeureur Moctezuma II : "la Déesse Cihuacoatl apparaîtra, [...] pour [...] annoncer [...] que des hommes étrangers viendront de l'Orient et domineront ton peuple et toi-même" NonNonNon...

Selon l'histoire, quand on lui annonça l'arrivée d'étrangers à la peau blanche, venus de la mer, Moctezuma II ne put s'empêcher de penser aux anciens Codex qui prédisaient le retour de Quetzalcoátl. Selon la légende il devait revenir un jour par l'Est sous les traits d'un homme "blanc" pour mettre fin aux sacrifices. Le capitaine espagnol, Hernán Cortés profita de cette tragique méprise pour commencer à conquérir cette cité du nouveau monde. Se rappelant des mystérieux oracles Moctezuma II lui fit allégeance, s'imaginant être devant le dieu Quetzalcoátl.


Je n'ai - en fait - pas livré dans ces pages une version personnelle de la légende... Clin d'oeil !
Comme je l'évoquais un peu plus haut, nous avons ici une traduction de transcription de la légende, qui peut effectivement connaîte quelques variantes (et ici, visiblment, d'importance!). Relativement au contexte historique, la version que vous présentez me semble en effet bien plus proche de ce que j'en connais à titre personnel. Mais j'hésite toujours à revenir sur un texte original, sans trop savoir dire pourquoi... je trouve l'exercice de style difficile et artistiquement complexe en termes d'honnêteté... Clin d'oeil !

Ceci étant, j'invite toute personne intéressée par cette légende à consulter un très bon site web qui lui est entièrement dédié : www.lallorona.com

Marion a écrit:

Voili voilou

Sinon, très joli site Voili, voilà !


Merci, et encore merci pour ces intéressantes précisions ! Excellent !
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Marion



Inscrit le: 05 Nov 2006
Messages: 2

MessagePosté le: Mer Déc 06, 2006 9:29 pm    Sujet du message: Resumons... Répondre en citant

Bonjour !!!

Tout d'abord le site lallorona est superbe !!!
Concernant la légende, j'ai essayé de rapprocher certaines des interpretations présentes sur les toiles française, espagnole, américaine et j'ai fait un petit résumé (sans prétention) de ce qui m'a semblé interressant dans l'histoire... Excellent !
Il y a énormément de choses et comme tu le dis dis si bien les variantes sont nombreuse et rarement cohérentes. Donc si ça t'interesse voilà l'histoire que je me suis faite (les qualité narratives en moins Hum heuuu... )

Il existe de nombreuses versions de La Llorona. La légende prend naissance dans le culte de la déesse aztèque Cihuacóatl. Cette femme serpent, vénérée en tant que déesse de la Terre et du Foyer est également la protectrice des femmes mortes en couche. Elle a donné naissance à l’humanité en broyant les ossements des anciens hommes afin qu’ils soient arrosés du sang de Quetzalcóatl, le « serpent à plumes ». Ce dernier a vécu sous la forme d’un roi prêtre toltèque. Tandis qu’il demandait à ses sujets de sacrifier des offrandes de jade, d’oiseaux, de serpents…, Tezcatlipoca son rival voulait imposer des rituels plus sanglants. Ils s’affrontèrent et Quetzalcóatl dut fuir. Il s’embarqua sur un radeau de serpents et disparu vers l’Est.

Au début du XVIe siècle, Tenochtitlan, la capitale des Aztèques, est une riche cité lacustre, un entrelacs de canaux posté au pied des volcans, à plus de 2000 mètres d’altitude. Cependant depuis plusieurs mois, le souverain Moctezuma II voit dans de nombreux évènements les signes d’un bouleversement très proche. Parmi ces différents présages, les prêtres de Moctezuma rapportent la vision nocturne d’une femme sortant des eaux, dotée d’une longue chevelure noire et d’une robe blanche vaporeuse. Un hurlement pitoyable sortait de sa gorge : « Mes enfants, votre destruction est proche… Où irez vous… Où pourrais-je vous emmener pour que vous échappiez à ce sort funeste… Mes enfants vous êtes sur le point de vous perdre… ». Ainsi, apparut Cihuacóatl, déesse à l’origine de la légende de La Llorona.

A la même époque, une enfant aztèque âgée de 10 ans, nommée La Malinche est vendue à des marchands d’esclaves auprès de qui elle apprend le langage maya. 4 ans plus tard, elle est achetée par Hernan Cortès et assimile rapidement le castillan. Elle devient alors l’interprète et la maîtresse du conquistador espagnol. Le 21 Avril 1519, la flotte de espagnole débarque en terre Aztèque. Quand l’arrivée d’étrangers est annoncée à Moctezuma II, il ne peut s’empêcher de penser aux anciens Codex prédisant le retour de Quetzalcóatl. Selon les oracles, celui-ci doit revenir un jour par l’Est sous les traits d’un homme blanc pour mettre fin aux sacrifices humains. La Malinche joue un rôle déterminant lors de l’entretient entre le commandant Cortès et le souverain aztèque. Persuadé de se trouver devant l’incarnation de Quetzalcóatl, Moctezuma II lui fait allégeance signant ainsi la perte des peuples mésoaméricains massacrés au nom de la conversion au catholicisme. (De nos jours, « malinchista » est utilisé au Mexique pour identifier les traîtres.)

Alors âgée de 16 ans, la Malinche donne un fils à Cortès (ou des jumeaux selon les sources). Tandis que celui-ci poursuit avec succès la conquête du pays aztèque le Roi et la Reine d’Espagne s’inquiètent du pouvoir acquis par le conquistador. Une femme issue de l’aristocratie espagnole est alors envoyée en Nouvelle Espagne pour séduire le Cortès et le ramener au royaume. Un an plus tard, Cortès se laisse convaincre de repartir emportant son fils et laissant La Malinche derrière lui. Afin d’éviter que son enfant soit élevé en Espagne pour revenir un jour massacrer ses propres frères, elle décide de s’enfuir avec lui. Rattrapée dans la nuit par les soldats de Cortès, désespérée, elle poignarde son fils et dépose son corps dans le lac en poussant un gémissement « Oh, mes enfants… ». Jusqu’à sa mort, vers 1530, elle a errera autour du lac pleurant ses enfants et donnant naissance à la seconde légende de La Llorona.

Le plus ancien document évoquant la Llorona date de 1550. Une femme aux longs cheveux noirs vêtue d’une robe blanche, errait dans les rues de Mexico les nuits de pleine lune. Elle appelait ses enfants et poussait des cris d’agonie qui terrorisaient les habitants de la ville avant de s’évanouir dans le lac. Suite à la colonisation, la légende a souffert de nombreuses transformations. On ne pouvait plus évoquer la déesse préhispanique sans être accusé d’hérésie et de blasphème. Ainsi, la légende de La Llorona dissimulée aux conquistadors s’est transmise grâce à la tradition orale. Même si aucun écrit ne parle de l’infanticide commis par la Malinche et malgré les transformations certains éléments de l’histoire originelle se retrouvent parmi les légendes actuelles : la femme vêtue de blanc portant de longs cheveux noirs, le cri de désespoir « ¡ Ayyyy mis hijos ! » et la présence d’eau. La Llorona a traversé les frontières du Mexique. Elle survit encore aujourd’hui, métissant les croyances préhispaniques et judéo-chrétiennes. Certaines versions romancées limitent la légende à une jeune mère bafouée par son mari ou amant qui par vengeance ou désespoir noie ses propres enfants. D’autres interprétations de la légende mexicaine rappellent le mythe grec de Médée, la croyance juive de Lilith ou encore La Rachel chrétienne. Aujourd’hui, pour les Mexicains, celui qui voit la Llorona est marqué par la mort.


La pena que no es pena, Llorona,
todo es pena para mí.
Ayer penaba por verte, Llorona,
y hoy peno porque te vi

Canción popular mexicana
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